… et finalement après trois jours le dieu d’internet nous a pardonné. Depuis samedi soir certains sites d’internet sont bloquée, toutes les boites E-mail y compris, et depuis dimanche on a pas du tout accès à l’internet. Des parasites sur les chaines les plus importantes de satellite. Pas de réseau de téléphone portable le dimanche, et pas de texto jusqu’aujourd’hui. Du coup ils ne laissent aucun choix. Tu es obligé à regarder les chaines nationales, de lire les quotidiens des extrémistes et de consulter leurs sites d’internet.
D’après les autorités, tout va bien et il n’y a absolument aucun problème dans le pays. Si vous regardez la télévision nationale d’Iran, le ciel de la capitale est bleu et la vie est belle et l’Etat gère tout. Selon eux, il y a eu une centaine de jeunes délinquants qui ont détruit les objets municipaux le dimanche dernière et devant eux, le peuple musulman qui ont protégé les valeurs islamique.
Mais tout ça c’est très loin de ce qui se passe en Iran d’aujourd’hui, de ce que j’ai vu dimanche dernière. Tout a commencé de samedi soir, lors de discours de KHATAMI, ex président réformateur d’Iran entre 1997 et 2005 et un des trois leadeurs de mouvement vert en Iran dans un bon quartier de Téhéran, Djamaran. J’étais à la maison, chez mes parents, pas très loin de cet endroit. Une amie m’a appelé pour qu’on y aille ensemble, mais moi j’étais très fatigué et je ne suis pas allé. Et le soir elle m’appelle, elle était perdue dans les ruelles de Djamaran, à forces d’échapper à droites et à gauche. Elle pleurait. Ils n’avaient pas laissé les gens entrée dans la mosquée de Djamaran, et ils les avaient attaqué parce qu’ils avaient commencé à dire des slogans contre le régime. Samedi soir ils ont frappé les gens et les manifestant, avait mit le feu dans les poubelles pour bloquer la rue contre les motards de forces spéciales de police et neutraliser les lacrymogène.
Et dimanche, à 10 heures du matin, le jour qui avait été fixé depuis deux mois pour une grande manifestation contre le trucage des résultats des élections présidentielles et toute la violence et les arrestations d’après. Et contre toutes les limites politiques et sociales qui avaient été doublé après les élections.
Le dimanche matin on est parti avec mes trois sœurs, mon beau frère et une amie à moi. On est allé vers le rond-point qui était le début du trajet fixé pour ce jour là. Partout il y avait des forces de police, équipé comme une vraie armée. Les gens marchaient discrètement vers l’autre côté du rond-point pour joindre les autres. Après trois minute de marche, les gens ont commencé à courir dans le sens inverse, ils avaient déjà commencé à frappé ce qui étaient devant. On a commencé à s’éloigner et prendre la direction de centre ville par les ruelles du quartier, parce que j’avais contacté mes amis qui avaient commencé le marche vers le centre juste avant qu’on coupe le réseau et je savais qu’il y a plus de monde là-bas. Quand il y a plus de monde, les forces de police ont moins de pouvoir alors moins de possibilité pour mettre les gens en dangers.
Finalement on a rejoint les autre vers le centre et on a marché jusqu’au moment où ils nous ont attaqué avec les lacrymogènes et les motards qui frappé et arrêtaient les gens très violemment.
La journée est finie, je ne peux pas expliquer tous ce que j’ai vu, les gens de toutes âges, les femmes et les hommes, de toutes tendance religieuses, de toutes classes sociale.
Cette journée était une grande journée pour nous, nous avons été très nombreux, plus qu’un million et demi rien qu’à Téhéran. Ils ont tué 10 personnes. Ils n’ont blessé une centaine de personne. Selon eux même ils ont arrêté 300 personnes.
Tout ce qu’on a vu dimanche, c’était un peuple vivant, une société qui réagit contre toutes les maladies politiques et sociales avec tous ses moyens accessibles, est un corps vivant.
Tous ce qu’on a vu dimanche, c’était un peuple sage, qui abandonne volontairement la violence contre son ennemie, un peuple qui abandonne les armes pour montrer sa volonté pacifique. J’ai vu plusieurs fois qu’ils relâchaient les policiers une fois qu’ils les désarmaient. Les gens ont commencé à jeter des cailloux quand ils se sentaient en dangers contre toutes les armes des forces de police et des paramilitaires en civile. Ils bloquaient la rue contre les motards avec les poubelles et les objets municipaux, alors que les ennemies étaient armées de tout.
mercredi 30 décembre 2009
mercredi 23 décembre 2009
la manifestation
Aujourd’hui était le jour de deuil, demain la journée de deuil officielle pour les verts d’Iran, l’Ayatollah MONTAZERI est décédé. Il était en prison avant la révolution de 1979 en Iran, de suite après la révolution il faisait partie des hommes d’Etat et après quatre ans, il est devenu la deuxième personne de l’Etat Iranien. Mais après deux ans, il conteste les exécutions collectives des opposants en Iran et il quitte la politique. Depuis 1998 quand les réformateurs ont gagné les élections présidentielles, il a soutenu ces derniers. Il était un des rares chefs religieux qui soutenaient les opposants politiques et les activistes sociales d’Iran et contestaient depuis des années les décisions extrémistes d’Etat Iranien. MONTAZERI était militant d’un Islam modéré, moderne et libéral ainsi que les droits de l’Homme en Iran. Il était brave, directe et franc. D’après lui-même, il abandonne la politique pour rester à côté du peuple. Il a été enfermé dans sa maison pendant des années à cause de ses positions politiques.
La cérémonie de son enterrement aura lieu demain matin à Qom, la ville religieuse d’Iran qui est dans 2h de route de la capitale. Il y aura une grande manifestation à Qom demain à cette occasion.
Beaucoup de monde part ce soir, ou bien demain matin très tôt. Je pars avec ma famille à 5h du matin.
J’ai du mal à me remettre au travail.
*****
On est arrivé à la maison à 20h de soir. La manifestation s’est très bien passée. Il y avait beaucoup de monde. Partout des forces spéciales de police pour intervenir s’il faut. Pour moi c’était la première fois, mais plupart des gens connaissaient déjà la situation. Ils savaient comment se présenter et comment se cacher quand il faut. Ils avaient plupart des rubans et des écharpes verts. La cérémonie d’enterrement commençait à 9h du matin. Je vois partout les gens en civil qui faisaient partie des forces de police et de RG. On les reconnaissait par leurs regards différents et ce qu’ils faisaient, ils surveillaient les gens d’une façon remarquable et ils filmaient les gens, ce qu’ils font pour repérer les opposants plus tard. Ils avaient peur des gens en même temps.
Un autre point très fascinant était la grande participation féminine dans la manifestation, elles étaient la partie incontestablement inévitable de manifestation. Mais encore plus étonnant, la plupart entre elles étaient les femmes avec une apparence religieuse, avec un tchador. À vrai dire, malgré toutes les difficultés posées depuis le début des années 80 pour les activités sociales des femmes en Iran par les autorités, elles jouaient un rôle très important au sein de tous les mouvements sociaux et politique après la révolution de 1979. Et encore aujourd’hui elles sont à mon avis plus courageuses et plus radicales que les hommes.
Finalement, j’ai retrouvé ma famille à midi près de la voiture.
Apparemment la fin de la manifestation vers 16 était un peu violant. On avait frappé les manifestants et ils avaient attaqué la maison de MONTAZERI à QOM.
La cérémonie de son enterrement aura lieu demain matin à Qom, la ville religieuse d’Iran qui est dans 2h de route de la capitale. Il y aura une grande manifestation à Qom demain à cette occasion.
Beaucoup de monde part ce soir, ou bien demain matin très tôt. Je pars avec ma famille à 5h du matin.
J’ai du mal à me remettre au travail.
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On est arrivé à la maison à 20h de soir. La manifestation s’est très bien passée. Il y avait beaucoup de monde. Partout des forces spéciales de police pour intervenir s’il faut. Pour moi c’était la première fois, mais plupart des gens connaissaient déjà la situation. Ils savaient comment se présenter et comment se cacher quand il faut. Ils avaient plupart des rubans et des écharpes verts. La cérémonie d’enterrement commençait à 9h du matin. Je vois partout les gens en civil qui faisaient partie des forces de police et de RG. On les reconnaissait par leurs regards différents et ce qu’ils faisaient, ils surveillaient les gens d’une façon remarquable et ils filmaient les gens, ce qu’ils font pour repérer les opposants plus tard. Ils avaient peur des gens en même temps.
Un autre point très fascinant était la grande participation féminine dans la manifestation, elles étaient la partie incontestablement inévitable de manifestation. Mais encore plus étonnant, la plupart entre elles étaient les femmes avec une apparence religieuse, avec un tchador. À vrai dire, malgré toutes les difficultés posées depuis le début des années 80 pour les activités sociales des femmes en Iran par les autorités, elles jouaient un rôle très important au sein de tous les mouvements sociaux et politique après la révolution de 1979. Et encore aujourd’hui elles sont à mon avis plus courageuses et plus radicales que les hommes.
Finalement, j’ai retrouvé ma famille à midi près de la voiture.
Apparemment la fin de la manifestation vers 16 était un peu violant. On avait frappé les manifestants et ils avaient attaqué la maison de MONTAZERI à QOM.
jeudi 17 décembre 2009
Manifestation annulee
Manifestation de demain annulée par les organisateurs, je vais voir mes grandes mères demain soir. Elles habitent un peu plus loin de chez mes parents.
Je ne suis vraiment pas motivé pour sortir de la maison. Mais je suis allé quand même réparer mon sac dans un marché au nord de Téhéran.
Tout est pareil qu’avant, les gens sont les mêmes, les rues aussi, avec quelques différences chez les deux. La seule chose qui a beaucoup changé depuis c’est le coût de la vie, tout est très très chère, je trouve les mêmes prix qu’en France, des fois plus chers, avec une seule différence : le SMIC en Iran est à 300 euros. Les riches sont très riches, parce qu’ils ne payent pas beaucoup d’impôts, et les pauvres plus pauvres.
La jeunesse du pays s’intéresse beaucoup à l’argent et la mode, mais en même temps elle est de plus en plus active de point de vue politique.
Je crois qu’il faut encore un peu de temps pour pouvoir dire plus.
A partir de samedi (le premier jour de la semaine en Iran) je vais commencer ma vie active, avec tout ce que j’ai à faire il me faut bien du temps et de motivation.
P.S : il pleut à Téhéran et il fait très doux, un temps de printemps à la capitale.
Je ne suis vraiment pas motivé pour sortir de la maison. Mais je suis allé quand même réparer mon sac dans un marché au nord de Téhéran.
Tout est pareil qu’avant, les gens sont les mêmes, les rues aussi, avec quelques différences chez les deux. La seule chose qui a beaucoup changé depuis c’est le coût de la vie, tout est très très chère, je trouve les mêmes prix qu’en France, des fois plus chers, avec une seule différence : le SMIC en Iran est à 300 euros. Les riches sont très riches, parce qu’ils ne payent pas beaucoup d’impôts, et les pauvres plus pauvres.
La jeunesse du pays s’intéresse beaucoup à l’argent et la mode, mais en même temps elle est de plus en plus active de point de vue politique.
Je crois qu’il faut encore un peu de temps pour pouvoir dire plus.
A partir de samedi (le premier jour de la semaine en Iran) je vais commencer ma vie active, avec tout ce que j’ai à faire il me faut bien du temps et de motivation.
P.S : il pleut à Téhéran et il fait très doux, un temps de printemps à la capitale.
mercredi 16 décembre 2009
La première journée
La première journée à Téhéran, la première rencontre Avec la vérité sociale, la conjoncture politique, avec une société qui respire, qui est vivante.
Je me suis couché à 8h du matin, j’ai passé toute la nuit à discuter avec ma famille et récupérer le temps perdu pendant un an et demie. J’amène ma petite sœur Sarah au lycée. Au retour, je suis bloquée dans les bouchons du matin.
À 13h de l’après midi, je me réveille avec le coup de file d’un ami. Je mange en famille. Après les embouteillages de ce matin je n’avais vraiment pas envie de sortir, je veux m’enfermer à la maison pour l’instant … mais bon, je change d’avis trois heures plus tard, je veux sortir pour faire un tour, alors je contacte une amie de la fac pour qu’on aille boire un thé ensemble. On va boire le thé dans l’ancien palais des Pahlavis au nord de Téhéran, pas très loin de chez mes parents. On a aménagé un très joli café dans le jardin.
La première journée passe à donner et écouter à des comptes rendus. A écouter des histoires bien tristes des manifestations après les élections, à écouter comment on avait torturé un ami, ou frappé un autre et ton oncle et ton père et ta mère et tes sœurs, à dire comment on avait tiré sur les gens de tel ou tel endroit. Mais aussi à écouter des histoires sur le courage du peuple, sur leur solidarité. J’ai l’’impression que cette ville est en train d’exploser, de se manifester, toutes les rues de ville sont des témoignes de ces journée sanguines.
Peux-je être indifférent ?
Il y aura une grande manifestation le vendredi prochain …
Aujourd’hui on avait coupé l’internet pendant toute la journée.
Je me suis couché à 8h du matin, j’ai passé toute la nuit à discuter avec ma famille et récupérer le temps perdu pendant un an et demie. J’amène ma petite sœur Sarah au lycée. Au retour, je suis bloquée dans les bouchons du matin.
À 13h de l’après midi, je me réveille avec le coup de file d’un ami. Je mange en famille. Après les embouteillages de ce matin je n’avais vraiment pas envie de sortir, je veux m’enfermer à la maison pour l’instant … mais bon, je change d’avis trois heures plus tard, je veux sortir pour faire un tour, alors je contacte une amie de la fac pour qu’on aille boire un thé ensemble. On va boire le thé dans l’ancien palais des Pahlavis au nord de Téhéran, pas très loin de chez mes parents. On a aménagé un très joli café dans le jardin.
La première journée passe à donner et écouter à des comptes rendus. A écouter des histoires bien tristes des manifestations après les élections, à écouter comment on avait torturé un ami, ou frappé un autre et ton oncle et ton père et ta mère et tes sœurs, à dire comment on avait tiré sur les gens de tel ou tel endroit. Mais aussi à écouter des histoires sur le courage du peuple, sur leur solidarité. J’ai l’’impression que cette ville est en train d’exploser, de se manifester, toutes les rues de ville sont des témoignes de ces journée sanguines.
Peux-je être indifférent ?
Il y aura une grande manifestation le vendredi prochain …
Aujourd’hui on avait coupé l’internet pendant toute la journée.
Point zéro
Je suis au point zéro de mon voyage. Après avoir galéré pour les bagages, un peu pour le billet à paris et un peu pour le reste, je suis en avion, assit, à côté d’une lucarne, qui donne bientôt sur le bleu turquoise du ciel. Un accueil très chaleureux du personnel du voyage : Les habitants de point zéro.
Comment peut-on décrire les points zéros de la vie ? Le sujet est un peu banal, mais en ce moment ça me permet de m’expliquer, et d’expliquer ce que je sens. Le pilote vient d’annoncer qu’il y a une lampe de sécurité qui ne marche plus, et vu l’importance de sécurité dans la vie, il faut attendre une heure … une heure de plus d’attente. Il y a que des hôtes, pas de hôtesse de l’aire, que des hommes, sympa !
Il y a presque que les iraniens dans l’avion, on dirait que tout le monde vit ce point zéro. On est en Iran mais en France. Je pense à la dernière fois que je suis allé en Iran, j’étais dans le même avion que M. Abtahi, conseillé de président khatami il y a 5 ans, mais ces jours si ne sont plus pareils pour lui, il a passé 5 mois en prison pour avoir contesté les résultats des élections présidentielles de mois de juin en Iran. Il est en liberté conditionnelle maintenant.
Dans toutes ces dernières années que j’ai vécu en France, la seule chose qui m’embêtait un peu, c’était de vivre une double vie. Voyez-vous, Je suis en France, mais en attendant, et je suis en Iran, en attendant aussi, je suis sans domicile fixe, je n’ai pas choisit où je veux vivre.
Les points zéros sont des moments qu’on les vit, mais pas vraiment, on attend quelque chose, et en attendant on fait rien, c’est un passage d’un niveau à l’autre.
C’est le moment de départ. C’est bon, la lampe est réparée. Je la vois allumée.
****
Ça y est, l’avion décolle, et dans quelques instants, Paris disparaît, on voit plus rien de la vie qui se passe en bas, je vois qu’un matola blanc qui couvre tout, sauf le soleil.
Le premier changement : je change l’heure, la première adaptation aux normes locales … comme quoi certaines adaptations sont inévitables.
Pendant ce vol, je vais lire, un nouvel d’une amie iranienne.
*******
Ça y est, je suis à la maison, ça fait du bien de voir sa famille après si long temps.
La première journée m’attend
mardi 15 décembre 2009
rapport du pays
Plus ou moins au courant des évolutions de mon départ en Iran, vous pouvez finalement vous dire que je vais partir. pas encore, je ne suis pas encore dans l'avion, mais je suis à paris, tout va bien, demain matin direction Orly.et demain soir à la même heure je serai en Iran.
Je veux écrire tous les jours à partir d'aujourd'hui, de mon séjour en Iran. vous allez lire l'Iran aux yeux de quelqu'un qui le connaissait avant et le vois aujourd'hui.
Une des première limites d'écrire tous les jours sera mes fautes orthographes, j'aurai pas le temps de corriger mes poste, alors je m'excuse déjà.
ce soir, je ne sais pas ce que j'ai, mais je ne suis pas si content que ça.
mis à part les attachements personnels, je ne sais pas ce qui m'attend la-bas, je ne sais pas si je vais me ressentir un iranien, ayant un rapport rationnel avec les changements sociaux de son pays, je ne sais pas si je vais pas me sentir un presque étranger dans mon propre pays. le seul pays dans le quel j'ai jamais été étranger.
j'ai sommeil, je me souhaite un très bon voyage ...
Boa noite Marià
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