mercredi 16 décembre 2009

Point zéro


Je suis au point zéro de mon voyage. Après avoir galéré pour les bagages, un peu pour le billet à paris et un peu pour le reste, je suis en avion, assit, à côté d’une lucarne, qui donne bientôt sur le bleu turquoise du ciel. Un accueil très chaleureux du personnel du voyage : Les habitants de point zéro.
Comment peut-on décrire les points zéros de la vie ? Le sujet est un peu banal, mais en ce moment ça me permet de m’expliquer, et d’expliquer ce que je sens. Le pilote vient d’annoncer qu’il y a une lampe de sécurité qui ne marche plus, et vu l’importance de sécurité dans la vie, il faut attendre une heure … une heure de plus d’attente. Il y a que des hôtes, pas de hôtesse de l’aire, que des hommes, sympa !
Il y a presque que les iraniens dans l’avion, on dirait que tout le monde vit ce point zéro. On est en Iran mais en France. Je pense à la dernière fois que je suis allé en Iran, j’étais dans le même avion que M. Abtahi, conseillé de président khatami il y a 5 ans, mais ces jours si ne sont plus pareils pour lui, il a passé 5 mois en prison pour avoir contesté les résultats des élections présidentielles de mois de juin en Iran. Il est en liberté conditionnelle maintenant.
Dans toutes ces dernières années que j’ai vécu en France, la seule chose qui m’embêtait un peu, c’était de vivre une double vie. Voyez-vous, Je suis en France, mais en attendant, et je suis en Iran, en attendant aussi, je suis sans domicile fixe, je n’ai pas choisit où je veux vivre.
Les points zéros sont des moments qu’on les vit, mais pas vraiment, on attend quelque chose, et en attendant on fait rien, c’est un passage d’un niveau à l’autre.
C’est le moment de départ. C’est bon, la lampe est réparée. Je la vois allumée.
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Ça y est, l’avion décolle, et dans quelques instants, Paris disparaît, on voit plus rien de la vie qui se passe en bas, je vois qu’un matola blanc qui couvre tout, sauf le soleil.
Le premier changement : je change l’heure, la première adaptation aux normes locales … comme quoi certaines adaptations sont inévitables.
Pendant ce vol, je vais lire, un nouvel d’une amie iranienne.
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Ça y est, je suis à la maison, ça fait du bien de voir sa famille après si long temps.
La première journée m’attend

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