Même s’il me semble évident, je vous rappelle que ce message est la troisième partie de quelques pages autour de mouvement vert en Iran. Depuis les premiers jours après les élections présidentielles, il s’est formé tout un mouvement social et politique contre les résultats des élections sous une forme populaire et pacifique. Mais certains facteurs politiques ont orienté les forces armées vers une violence gouvernementale sans précédant contre les opposants. Au début, les oppositions concernaient les résultats des élections et demandaient une vérification sérieuse et officielle des bulletins par une instance légitime.
Bien sûr les médias internationaux ont bien transféré toutes les informations dans le monde entier. Ces informations ont été très crues et peu analysées. Beaucoup d’amis me demandaient mon avis personnel. Je voulais toujours écrire ce que je pense à propos de ce sujet. Mais j’attendais de venir en Iran pour voir ce qui se passe de près. Bien sûr qu’il ne faut pas sous estimer les dimensions de cet événement qui demande évidemment une recherche sociologique et politique indépendante. Alors tout ce qui se passe ici c’est mes réflexions personnelles basées sur mes observations et le peu de connaissance que j’ai sur l’histoire et politique d’Iran.
La question principale de ces pages est les caractéristiques de ce mouvement, les différences et les similitudes de ce mouvement par rapport aux autres mobilisations depuis la révolution de 1979 et ses origines.
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Le rapport entre la religion et le pouvoir politique en Iran est issu de plusieurs types d’analyses sociopolitiques. Certains sociologues étudient ce rapport comme une clé pour comprendre les changements sociaux et les événements politiques depuis la Perse antique. Ils croient que ce rapport influence depuis toujours la société et la politique du pays.
Cependant, il faut séparer deux concepts différents : le clergé et la religion. Quand on parle de clergé on réduit le sens de religion à une partie de la société, un groupe sociale, alors que la religion est une institution sociale.
On pourra identifier deux fonctions différentes pour la religion avant la révolution de 1979 : premier, en tant qu’une institution politique qui a beaucoup d’influence sur le peuple par le système traditionnel d’éducation et ses réseaux sociaux exercés par le clergé, qui lui donnent une bonne place politique pour négocier avec le pouvoir politique. Deuxième, en tant qu’un élément social qui a la capacité de mobiliser le peuple autour d’un concept révolutionnaire, un concept simple, rassurent et compréhensible pour tout le monde.
Vers la fin des années 50, un grand événement religieux change beaucoup de chose et avant tout, le rapport clergé-Etat. Cet événement c’est la création de la théorie « Velayate Faqih ». Cette théorie qui est la base théorique de régime actuel en Iran (république islamique), pour la première fois prétends qu’on peut avoir un régime et une société gérées selon les lois islamique qui sont interprété par le plus grand chef religieux des Chiites. Cette théorie c’est le résultat d’un discours plus ancien entre deux groupes des ayatollahs : ceux qui disent que dans l’absence de 12ème imam des musulmans, on n’est pas autorisé de créer un régime islamique et le régime doit être démocratique et les autres qui croient au régime islamique dans tout les sens. Mais ce deuxième groupe n’avait jamais aussi bien organisé et présenté ces idées. Mais cette nouvelle théorie reste dans l’ombre jusqu’à la révolution.
Il paraît que les religieux ne pensaient jamais pouvoir géré un pays, ils n’avaient pas la capacité politique pour gouverner, alors ils préféraient de rester à côté du peuple et surveiller l’Etat par la législation. Les premiers changements dans le rapport entre la religion et l’Etat s’est passé lors de la première révolution constitutive en Iran qui a basculer l’ancien ordre. Le premier parlement iranien s’est formé en octobre 1906 et dans ce parlement un ayatollah est chargé de vérifier si les lois correspondent aux principes de l’islam. A partir de ce moment, un petit groupe de clergé se forme en tant qu’un groupe politique, mais la majorité des chefs religieux sont encore non politisée. C’est cette idée même qui se développe sous forme de théorie de Velâyat Faqih quarante ans plus tard. Cette théorie n’arrive pas à convaincre la majorité de clergé avant la révolution. Elle reste dans la minorité jusqu’à ce que le régime change. Comme quoi le clergé est une institution conservatrice.
Avant la révolution, tous les groupes politiques acceptent finalement le rôle irremplaçable de la religion Pour mobiliser le peuple. Mis à part l’opportunisme de certains oppositions, Même une partie de gauches, trouve que les principes de l’Islam sont les mêmes que les base idéologiques de socialisme et même de communisme, alors ils soutiennent Khomeiny et son discours islamique par croyance.
Le peuple qui chercher son Utopie derrière un Etat Islamique imaginaire, d’un côté, les opposants politiques, de toutes tendances idéologiques, réformateur ou révolutionnaire, qui chercher la mobilisation populaire pour réussir leurs buts de l’autre, ont soutenu Khomeiny et ses compagnies pour orienter la société vers la dernière révolution de vingtième siècles, mais il ne faut pas oublié que la majorité du clergé est jusqu'à la révolution, contre ce mouvement politique et surtout contre cette interprétation politique de l'islam ...
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