Téhéran dors à cette heure-ci, mais personne dors à vrai dire … personne ne sait exactement ce qui va se passer demain. Toutes les forces militaires et paramilitaires même la mairie de Téhéran, sont en état d'alerte la veille de 31ème anniversaire de la révolution de 1979. Pour la première fois depuis 31 ans l'Etat ne pourra pas être sûr de pouvoir exploiter toutes les capacités de cette fête nationale pour exposer sa légitimité politique. Cette situation est visible dans tous les sens, même si on ne voit pas des militaires avec des armes dans les rues. On est loin et en même temps pas très loin de ça, tout dépends de se qui va se passer, l'Etat est près de protéger son hégémonie par tout les moyens possible, mais il préférera de faire ça dans un cadre plutôt pacifique, ce qui paraît très normale. L'Etat essayera de dépenser un minimum pour gagner le jeu, mais tout dépendra d'opposition et à prix qu'ils sont près à payer pour gagner le jeu. Ce qui est claire au niveau des leadeurs et plus part des intellectuelles (réalistes) c'est qu'ils sont convaincus que le but principale du mouvement est de survivre, de garder son homogénéité et de gagner une place légitime, sans aucun recul dans ses objectifs politiques et sociaux, en dépensant la moindre que possible. C'est pour aboutir à ce but qu'ils insistent à rester dans le cadre de la constitution iranienne actuelle, même si ça représente pas toute les capacités sociale de ce mouvement. La constitution Iranienne, un choix stratégique ou le vrai but de mouvement, les leadeurs essayent de ne pas répondre à cette question pour le moment, une question qui est qui est le seule point de dispersion du mouvement.
Demain, tous les deux côtés ont intérêt à rester loin de la violence verbale et physique, mais ce n'est pas si facile que ça. Dans chaque côté ils existent des éléments affronteurs et incontrôlable qui vont provoquer l'autre à agir violemment. Mis à part ça, l'Etat depuis le début des crises qui ont suivi les élections de juin a montré qu'il ne réagit pas forcement dans un cadre rationnel mais plutôt dans un cadre émotionnel. Ce rôle est effectué chez les opposants par les extrémistes qui croient à la détermination de la violence politique dans les mouvements politiques révolutionnaires, ou bien par les groupes de pressions envoyés parmi les manifestants par l'Etat pour leur orienté vers un extrémisme permettant à l'Etat de réagir plus violemment.
Mais cet extrémisme politique ne reste pas si marginal chez l'autre. Cette idée est institutionnalisée, instrumentalisé et défendu par une bonne partie de l'élite politique au sein de l'Etat. Mais même là, tout le monde est convaincu par la nécessité de retrouver la paix à tout prix, mais quels sont les précautions de l'Etat pour contrôler ses bras inapprivoisables ? L'Etat iranien utilisera ses expériences atroces pour réagir d'une façon plus rationnelle ?
L'Iran d'aujourd'hui est la terre d'incertitudes politiques. Le dialogue politique est interrompu par l'Etat depuis cinq ans. L'opposition n'a plus aucune place légitime, considéré comme la trahison. Cependant, l'Etat n'a décidemment plus de rapport avec opposition ni les réformateurs, alors il n'arrive pas à comprendre le sens des mesures prises par les parties réformateurs ou encore moins les opposants politiques, ni mettre en place les politiques rationnellement adaptées à la situation. En même temps l'Etats reste un acteur complètement inconnu et imprévisible pour ces dernières.
Demain est un grand jour, quoi qu'il arrive, avec toutes ses particularités. Ils vont pas pouvoir nous battre …
We will be free, if not tomorrow, the day after that …
http://www.courrierinternational.com/article/2010/02/11/bataille-autour-de-l-heritage-de-khomeyni
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